Sous couvert d’un appel à la « République », Isabelle Perrein signe un discours d’une rare virulence politique. À charge contre LFI, à croire que Pascal Praud tôlier de CNews est devenu son directeur de campagne ou du moins son Ghost writer.
Celle qui alerte puis aime Montpellier a été la première a entrer en campagne pour les municipales de 2026. Ce 13 octobre au club de la presse, Isabelle Perrein a présenté ses soutiens, et se revendique comme « indépendante de tout parti », mais bien accompagnée par le centre, et les droites de tout horizon, s’il en existe encore qui ne se soient pas perdues vers l’extrême, sachant que le « ciottisme » frappe toujours où l’on ne l’attend pas.
En s’affirmant comme « dernier rempart face à La France insoumise », la candidate revendique une posture de résistance morale, mais construit son propos sur une série d’oppositions caricaturales. Les mots choisis : « diable », « chaos », « ennemi de la République », relèvent davantage du registre religieux que du débat républicain. Ce lexique de l’anathème, emprunté aux vieilles rhétoriques de peur, n’éclaire en rien le programme d’Isabelle Perrein et n’a pour objet que de disqualifier l’adversaire, sans volonté d’ouvrir un débat : une épreuve peut-être difficile à relever pour la future liste « Aimer Montpellier ». Les mois à venir le diront.
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