A la suite d’une dénonciation, Monsieur Muscat, 5eme candidat de la droite lunelloise déclarée pour les municipales 2026, s’est vu radier de la liste électorale. La radiation, liée à sa durée de résidence au moment de son inscription, illustre une nouvelle fois le climat tendu de la campagne municipale à Lunel.
Aujourd’hui résident et contribuable dans la commune, il pourrait se présenter comme tête de liste… sans pouvoir voter pour lui-même.
Mais au-delà du cas individuel, c’est la division à droite – héritée des tensions autour de l’ancienne majorité de Pierre Soujol – qui pèse sur le débat local. Les candidatures issues de ces ruptures successives donnent le sentiment d’une campagne davantage marquée par les rivalités personnelles que par les projets pour la ville.
Pendant ce temps, les habitants parlent logement, factures, emploi, cadre de vie. Ils veulent des solutions concrètes, un bilan des mandats précédents qui n’ont en rien amélioré le chômage et la précarité, et sans doute pas des règlements de comptes.
À force de transformer la politique en feuilleton, on finit par éloigner encore plus les citoyen·nes des urnes. Lunel mérite un débat d’idées, pas un « Amour, Gloire et Beauté » version municipale.

