Le début d’épidémie lié au navire d’expédition MV Hondius mobilise désormais les autorités sanitaires de plusieurs continents. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé jeudi 7 mai cinq cas de hantavirus associés à cette croisière partie d’Argentine en mars, tandis que plusieurs dizaines de passagers sont suivis aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Suisse ou encore à Singapour.
Trois décès ont déjà été recensés : un couple néerlandais et un ressortissant allemand. Le premier malade identifié, un Néerlandais de 70 ans, est décédé à bord le 11 avril après avoir présenté de la fièvre, des douleurs abdominales et des troubles digestifs. Selon l’OMS, les premiers cas seraient liés à une contamination terrestre avant l’embarquement, lors d’un voyage ornithologique en Argentine, au Chili et en Uruguay, dans des zones fréquentées par des rongeurs porteurs du virus.
Le navire, exploité par Oceanwide Expeditions, compte encore 146 personnes à bord, sous mesures sanitaires renforcées. Plusieurs passagers ont toutefois quitté le bateau avant l’identification complète du foyer épidémique, provoquant une vaste opération internationale de traçage des contacts. Des cas ou surveillances médicales sont signalés en Afrique du Sud, en Suisse, au Royaume-Uni, aux États-Unis et à Singapour.
Le hantavirus des Andes
Le hantavirus des Andes, soupçonné dans cette affaire, reste rare mais particulièrement surveillé car il fait partie des rares souches pouvant se transmettre entre humains lors de contacts étroits. L’OMS précise toutefois qu’aucun élément ne permet aujourd’hui d’envisager une propagation comparable au Covid-19. « Nous nous attendons à voir apparaître d’autres cas, mais pas une épidémie de grande ampleur », a déclaré jeudi Tedros Adhanom Ghebreyesus.
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— Tedros Adhanom Ghebreyesus (@DrTedros) May 7, 2026
La situation rappelle néanmoins les fragilités sanitaires liées à la circulation internationale rapide des voyageurs. Alors que le MV Hondius doit rejoindre les Canaries ce week-end avant le rapatriement des passagers vers leurs pays d’origine, les autorités sanitaires multiplient les suivis médicaux et les tests pour tenter de contenir ce foyer encore mal compris.
