Le Kremlin a entrouvert la porte à une reprise des échanges diplomatiques avec Paris. Dans la nuit de samedi à dimanche, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a affirmé que Vladimir Poutine se disait « prêt au dialogue » avec Emmanuel Macron, en réponse à des propos tenus vendredi par le chef de l’État français à Bruxelles.
Emmanuel Macron avait alors estimé qu’« il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine », voulant plaider pour un cadre de discussions formel associant Européens et Ukrainiens.
L’Élysée a salué dimanche cette ouverture, tout en rappelant ses lignes rouges. La France indique qu’elle « avisera dans les prochains jours » des modalités possibles, en soulignant que tout échange devra viser « une paix solide et durable pour l’Ukraine et l’Europe », en lien étroit avec Volodymyr Zelensky et les partenaires européens. La présidence française rappelle que la dernière rencontre directe entre Zelensky et Poutine s’était tenue à Paris en décembre 2019.
Cette séquence intervient alors que des canaux parallèles se multiplient. Des émissaires du président américain Donald Trump ont engagé des discussions séparées avec Moscou, Kiev et des responsables européens. Une initiative de rencontre trilatérale a été évoquée côté ukrainien, mais a été jugée non engagée à ce stade par le Kremlin.

