Les tensions s’intensifient entre Donald Trump et l’Iran. Le président américain a fixé un ultimatum à Téhéran : accepter un accord de cessez-le-feu avant mercredi 8 avril à 2 heures (heure de Paris), sous peine de frappes massives. « Une civilisation entière va mourir ce soir », a osé lancer le 47e président des États-Unis, évoquant la possibilité de détruire des infrastructures clés en « une seule nuit ».
Au cœur des exigences américaines : la fin des hostilités au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Trump menace notamment de cibler des centrales énergétiques, des ponts et des réseaux de transport. Une stratégie assumée, malgré les risques juridiques : frapper des infrastructures civiles pourrait être qualifié de crime de guerre au regard du droit international humanitaire. Donald Trump deviendrait dès lors une sorte de “terroriste en chef”.
Face à ces déclarations, Téhéran dénonce une « rhétorique arrogante ». Dans un courrier adressé au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, l’ambassadeur iranien met en garde contre une violation grave du droit international et ses conséquences régionales.
Sur le terrain, la situation reste plus qu’explosive. Des frappes, revendiquées par Israël, ont visé plusieurs infrastructures iraniennes, notamment des ponts et des axes ferroviaires, tandis que les efforts de médiation internationale ont échoué. L’Iran conditionne tout accord à la levée des sanctions et à la fin des opérations militaires dans la région. L’armée israélienne a appelé la population iranienne à éviter tout déplacement en train jusqu’à 21h30 (20 heures à Paris), un avertissement qui laisse présager de nouvelles frappes sur le réseau ferroviaire.
L’issue demeure incertaine. Entre démonstration de force et négociations de dernière minute, la décision finale appartient à Donald Trump, seul responsable capable de déclencher une offensive de destruction massive.