Ubisoft de la vitrine d’avenir à un modèle qui se crashe ?

Ubisoft Montpellier inauguration septembre 2019 - Photo - Archives PLURIELLE INFO
Ubisoft Montpellier inauguration septembre 2019 - Photo - Archives PLURIELLE INFO

En 2019, la société Ubisoft promettait un futur radieux. Cette année-là, Beyond Good & Evil 2 était présenté comme un manifeste technologique, tandis que Montpellier devenait l’un des piliers européens de la stratégie du groupe.

Sept ans plus tard, en février 2026, le contraste est brutal. Grèves, plans d’économies, projets abandonnés, retour contraint au présentiel : le studio montpelliérain de jeux vidéos, pourtant épargné à ce stade par les suppressions de postes, vit sous tension. La promesse industrielle s’est muée en inquiétude sociale.

Le 10 février 2026, environ 80 salariés d’Ubisoft Montpellier ont rejoint un mouvement de grève national contre la remise en cause du télétravail et une réorganisation globale du groupe, dans un contexte de pertes opérationnelles massives et de possibles annulations de jeux emblématiques. L’éditeur, dirigé par Yves Guillemot, prévoit une cure d’austérité de 200 millions d’euros sur deux ans et reconnaît une perte opérationnelle proche du milliard d’euros sur l’exercice en cours, tandis que son action a chuté de près de 95 % en cinq ans .

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