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Trump bombe le torse, puis recule au bord du précipice

Un cessez-le-feu temporaire de deux semaines a été conclu in extremis entre les États-Unis et l’Iran dans la nuit du 7 au 8 avril, à moins de deux heures de l’ultimatum fixé par Donald Trump. Cet accord suspend les hostilités immédiates et ouvre une phase de négociation, sans garantir une paix durable.

Concrètement, Tump a accepté de repousser ses frappes en échange d’une reprise complète du trafic dans le détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce pétrolier mondial. Téhéran propose, de son côté, un plan incluant la levée des sanctions et la reconnaissance de son droit à enrichir de l’uranium, point central et hautement conflictuel.

Plusieurs zones de tension subsistent. Le périmètre du cessez-le-feu reste flou, notamment concernant le Liban, qu’Israël exclut explicitement. Le dossier nucléaire demeure le principal blocage, tout comme les divergences entre alliés occidentaux.

À Washington, la stratégie de Donald Trump suscite déjà de vives critiques, y compris dans son propre camp, après des déclarations jugées excessives. Ce répit diplomatique apparaît fragile, suspendu à des négociations complexes et à des équilibres géopolitiques instables.

Un « fou génocidaire »

« Instable, dangereux et déséquilibré », voire « fou génocidaire » : la critique ne vient plus seulement de l’opposition. Elle émane désormais d’une ex-figure du trumpisme, Marjorie Taylor Greene. Longtemps soutien indéfectible de Donald Trump, elle appelle aujourd’hui à activer le 25e amendement. « Pas une seule bombe n’est tombée sur les États-Unis. Nous ne pouvons pas tuer une civilisation entière », écrit-elle, évoquant « le mal et la folie ».