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Renvoi d’audience pour la qualification de la mort de Mohamed Gabsi

La chambre de l’instruction de la cour d’appel devait se pencher le 12 février sur le recours déposé par la famille de Mohamed Gabsi, décédé à la suite d’une interpellation par trois policiers municipaux en avril 2020 à Béziers, contre l’ordonnance du juge d’instruction.

Alors que les faits remontent à 6 ans déjà, l’examen non pas de l’affaire elle-même mais simplement de cette requête concernant le choix de la procédure (correctionnel ou assises) a finalement été renvoyé au 12 mars, à la demande de la défense de l’un des fonctionnaires. C’est ce que rapporte Elian Barascud journaliste du Poing.

Il rappelle que le 9 juillet dernier, le juge d’instruction en charge du dossier avait rendu une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour “homicide involontaire” à l’encontre de Guillaume L., 37 ans, le policier municipal initialement mis en examen pour “violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.

La famille de Mohamed et ses avocats estiment que la qualification d’homicide involontaire est insuffisante. Ils demandent que le principal policier en cause soit renvoyé devant une cour d’assises pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et que les deux autres policiers présents lors de l’arrestation soient jugés pour « non-assistance à personne en danger. »

À l’audience de jeudi, précise Le Poing, l’avocat de la partie civile a dénoncé un «procédé dilatoire». Selon lui, cette demande de renvoi viserait à «enjamber les élections municipales et à protéger un élu, chef de la police municipale». Au grand soulagement de la défense, l’affaire sera donc réexaminée le 12 mars prochain, avec un délibéré rendu bien après les élections.

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