En Bref...

Rachat avorté de SFR : la menace d’une casse sociale massive

L’annonce a semé la panique chez les salariés de SFR. Mardi dernier, Orange, Bouygues et Free ont déposé une offre non engageante pour racheter et se partager la plupart des actifs de l’opérateur. Une proposition évaluée à 17 milliards d’euros, immédiatement rejetée par Arthur Dreyfuss, PDG d’Altice France, maison mère de SFR.

Mais pour les syndicats, la menace reste bien réelle. Sur France Inter, Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT, a dénoncé un “pire scénario” pour les 6 000 salariés concernés, voire 8 000 en comptant les boutiques. “Le seul intérêt des trois opérateurs, c’est d’augmenter leurs marges, se partager neuf milliards d’euros de chiffre d’affaires, sans penser aux salariés”, a-t-il affirmé.

Derrière la bataille financière, c’est donc une bombe sociale qui se profile. Les filiales d’Altice, dépendantes à 95 % de SFR, pourraient être “débranchées” du jour au lendemain. “Ces entreprises meurent immédiatement”, alerte le syndicaliste.

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Ce projet de démantèlement, s’il revenait sur la table, signerait l’une des plus vastes destructions d’emplois du secteur depuis vingt ans, un choc social à la hauteur d’une reconfiguration totale du marché français des télécoms.

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