À Montpellier, la bataille interne des écologistes ressemble de plus en plus à un procès en illégitimité à géométrie variable. D’un côté, le « Printemps montpelliérain », porté par le député Jean-Louis Roumégas et issu d’un vote interne validant une ligne d’autonomie. De l’autre, le courant « Écologistes pour Montpellier », qui plaide pour une union avec le maire PS sortant Michaël Delafosse et exige désormais une nouvelle consultation des adhérents sur la stratégie municipale.
Le 27 janvier, le conseil d’animation local a acté, à sept voix contre une, le principe d’un vote électronique des quelque 400 militants sur le maintien de leur confiance à Jean-Louis Roumégas. Cette décision intervient après une série de départs, dont celui de Julia Mignacca partie rejoindre la « Faire mieux pour Montpellier » de Nathalie Oziol, ainsi que celui de kévin Hoareau (génération.s). Au club de la presse, le 28 janvier, les tenants de l’union socialiste ont choisi de donner une lecture politique très offensive de ce chapitre des élections municipales.
Devant les micros, la ligne est claire. « Le Printemps montpelliérain est mort », « c’est une tête sans liste et tête de quoi, je ne sais pas », assène Bruno Paternot. Manu Reynaud parle d’« image catastrophique » et d’une page qui « va pouvoir se tourner ». Guilhem Vern militant non exclu affirme que « la ligne d’autonomie est suspendue » et que la démocratie interne a enfin été rétablie. Tous revendiquent les 32 % obtenus lors du vote interne de juin et annoncent se « mettre en retrait » de la liste Roumégas pour « redonner la parole aux adhérents ».
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