François Bayrou n’aura pas tenu. Affaibli par l’échec de son gouvernement à l’Assemblée, il a remis sa démission mardi soir. Quelques heures plus tard, l’Élysée a tranché : c’est Sébastien Lecornu, jusqu’ici ministre des armées, qui prend la relève. La passation est prévue mercredi midi à Matignon.
À 38 ans, Lecornu devient le cinquième Premier ministre d’Emmanuel Macron en deux ans. L’annonce a immédiatement déclenché une pluie de réactions. À commencer par celle du principal intéressé, qui a salué sur le réseau social X la « confiance » du président et promis d’agir « avec humilité » face aux « attentes et difficultés » des Français. Mais les oppositions ne l’entendent pas de cette oreille.
« Une provocation », tranche Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée. Elle rappelle que Lecornu, déjà critiqué pour sa gestion des Gilets Jaunes et des crises sociales outre-mer, « n’a répondu que par la répression ». Même ton du côté des écologistes : Marine Tondelier dénonce « un repli sur le premier cercle » présidentiel et promet de rejoindre la rue lors de la mobilisation du 10 septembre.
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es. L abonnement est GRATUIT !
