Le parti socialiste se rêve à Matignon. Depuis la chute annoncée du gouvernement Bayrou, Olivier Faure et ses proches multiplient les signaux : ils seraient « prêts » à gouverner.
Au fond, la manœuvre en dit moins sur la force retrouvée des socialistes que sur leur réflexe d’appareil : toujours prêts à gouverner, même sans majorité, même en reniant le programme sur lequel ont été élu·es ses député·es, quitte à se perdre une nouvelle fois dans les illusions de la quatrième république.
Quid de la réalité ? La gauche socialiste ne dispose que de 121 députés, même en comptant ses potentiels alliés écologistes et communistes. Un chiffre dérisoire, bien loin des 289 sièges nécessaires pour atteindre la majorité absolue. Cette simple arithmétique implacable révèle toute l’ineptie de la situation. Comment imaginer gouverner avec une minorité aussi fragile, alors même que l’actuelle coalition centriste et LR, forte de plus de 200 députés, peine déjà à trouver un équilibre ?
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es. L abonnement est GRATUIT !
