Lawfare en pleine action pour les municipales ?

Sébastien Delogu et Sophia Chikirou en campagne pour les Municipales 2026 - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO
Sébastien Delogu et Sophia Chikirou en campagne pour les Municipales 2026 - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO

Le terme « Lawfare » désigne l’instrumentalisation politique de la Justice pour discréditer un adversaire politique ou l’empêcher d’agir. Sarkozy ou Marine Le Pen usent de cet argument du complot politique, à la différence près que les faits ayant conduit à leur condamnation sont clairement établis.

En revanche, deux têtes de liste insoumises, et pas des moindres puisqu’il s’agit de celles de Marseille et de Paris, sont visées par des poursuites judiciaires. Dans les deux cas, les audiences auront lieu après les élections, mais sont annoncées avant à grand renfort de titres en pleine campagne des municipales, sans que l’on connaisse la nature exacte des délits qui leur sont reprochés.

À Marseille, Sébastien Delogu est accusé de «recel et mise en danger de la vie d’autrui ». De quoi s’agit-il ? L’accusation de recel concerne des documents pris par des syndicalistes lors d’un conflit social dans une entreprise de nettoyage qu’ils ont occupée. Ces documents prouvaient que le patron pillait les caisses de son entreprise, notamment pour se payer quelques beaux voyages. C’est pourquoi ils les ont confiés au député qui s’est empressé de faire un signalement au procureur au titre de l’article 40 du CPP et, en bon lanceur d’alerte, il a publié ces documents. Ce sont donc ces actes de nature politique que toute la presse qualifie de «vol, recel» et même « mise en danger de la vie d’autrui  » pour avoir divulgué l’identité de ce chef d’entreprise. L’accusation repose sur le fait que le contexte de conflit au Proche-Orient pourrait exposer le patron en question à un « risque d’attentat », le patron en question, ancien avocat, est également ancien président du CRIF à Marseille. Mais qui se pose la question des effets de la campagne médiatique tendant à faire passer un député pour un vil délinquant voleur et violent ??

De son côté, le parquet de Paris a requis contre Sophia Chikirou, tête de liste LFI à Paris, pour faits présumés « d’escroquerie » qui se seraient produits en 2018 et qui seront jugés en mai 2026. Il s’agit en réalité d’un différend commercial entre sa société Mediascop et le site Le Média à la création duquel elle a participé. Ce différend a été réglé à l’amiable à l’époque puisque les deux parties ont trouvé un accord quand Médiascop a cessé sa collaboration avec Le Média, mettant fin à toutes démarches. Il n’y a donc ni plaignant ni préjudice. Malgré cela, le parquet de Paris a décidé six ans plus tard d’engager des poursuites qui aboutiront probablement à une relaxe, mais auront eu l’intérêt de salir la candidature insoumise.

Quelles seront les prochaines manipulations ? Quelle prochaines accusations vont-elles être inventées d’ici mars contre les têtes de liste LFI à Lyon, Toulouse ou Montpellier…? Ou est-ce réservé aux candidatures racisées ? L’avenir proche nous le dira.

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