La place Aristide Briand à Sète, au cœur d’un débat environnemental et financier, cristallise des préoccupations locales sur la gestion des ressources naturelles et l’utilisation des fonds publics.
Le projet de construction d’un parking souterrain en plein centre-ville a suscité dès son émergence les plus vives contestations, non seulement parce qu’il touchait à la place historique « l’Esplanade » avec ses arbres, son kiosque à musique, son aire de jeux pour les petits, ses terrasses et sa fontaine, mais aussi car il semblait incohérent de drainer en centre ville une circulation automobile déjà très problématique qu’il y aurait plutôt intérêt à dissuader. Chemin faisant, bien d’autres problèmes sont apparus avec un chantier de plus en plus monstrueux qui n’est pas sans rappeler le traumatisme du « trou des Halles »
L’opposition va croissante, alimentée par un bouleversement environnemental plus que probable concernant une nappe phréatique découverte lors des travaux. Ce projet, porté par la Société Publique Locale du Bassin de Thau (SPLBT) et exécuté par l’entreprise NGE, est sous le feu des projecteurs : son impact écologique, son coût pour les contribuables, sans compter les désagréments pour le cœur de ville, commencent à sérieusement inquiéter les Sétois et les Sétoises.
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