Construire l’union, c’est prendre ses responsabilités

Carnets de campagne Rhany Slimane - Photo - DR RS
Carnets de campagne Rhany Slimane - Photo - DR RS
[Élections municipales 2026] Plurielle info ouvre ses colonnes aux candidates et candidats. Carnets de campagne, une nouvelle rubrique pour partager leurs réflexions, leurs priorités et leurs visions de la ville. Une autre manière d’éclairer le débat public, de l’intérieur.

[Rhany Slimane, co-chef de file LFI pour les élections municipales à Montpellier.] Carnets de campagne #5.

L’union de notre camp politique autour de Faire mieux pour Montpellier n’est pas un slogan. C’est un travail. Et celles et ceux qui militent savent que c’est souvent le plus difficile.

Depuis des années, dans les quartiers, dans les assemblées militantes, dans les réunions tard le soir, une même demande revenait : “Unissez-vous.” Pas pour faire joli. Pas pour sauver des appareils. Mais parce que face à Delafosse, à sa politique islamophobe, de gentrification et de mépris social, rester dispersés n’avait plus aucun sens.

Si cette union existe aujourd’hui, c’est parce qu’un certain nombre de personnes ont accepté de faire passer la responsabilité politique avant les logiques d’ego et de logo. Ça n’a rien d’évident. Ça demande de la confiance, du respect, et beaucoup de discussions franches.

Mon rôle dans cette union, je ne l’ai pas cherché, il s’est imposé. Comme chef de file de la France insoumise, comme coordinateur du groupe d’opposition de gauche MUPES à la mairie de Montpellier, présidé par Alenka Doulain, comme défenseur du communalisme depuis de nombreuses années, comme militant de terrain, j’ai souvent été à l’endroit où les mondes se rencontrent. Là où il faut traduire, expliquer, rassurer parfois, trancher aussi. Non pas pour décider à la place des autres, mais pour rendre l’union possible.

Le ralliement de Julia Mignacca est un signal politique fort. Il dit qu’à un moment, choisir la rupture est plus cohérent que s’épuiser dans des compromissions qui ne transforment rien. Ce choix résonne bien au-delà de Montpellier, en témoigne les 600 signatures de La Tribune pour une écologie de rupture. Mais cette union ne tient pas sans Cause Commune et sans Alenka Doulain. Cause Commune, c’est une pratique politique exigeante, enracinée, qui part des habitants, des conflits réels, du terrain. Alenka porte cette méthode avec constance. Elle a donné à cette union une colonne vertébrale municipale, sérieuse et crédible.

Ce que nous avons construit — avec une large part des militants écologistes qui ont quitté le Printemps montpelliérain, Génération.s, Cause Commune et la France insoumise — ce n’est pas un cartel électoral. C’est une convergence politique fondée sur une idée simple : on ne peut pas prétendre changer la ville si on est incapables de travailler ensemble.

À l’heure où la gauche se déchire parfois pour des places, cette union envoie un message clair :
La responsabilité politique, c’est aussi savoir s’effacer quand il le faut, et tenir bon quand c’est nécessaire.
Ce carnet est un témoignage pour celles et ceux qui savent que l’union ne se décrète pas, qu’elle se construit.
Et que quand elle se construit sérieusement, elle redonne de la force, de la fierté et de l’espoir à tout un camp.

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