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Commerces fermés et affichés : dans l’Hérault, l’État mise sur la stigmatisation contre le blanchiment du narcotrafic

Dans l’Hérault, l’État durcit sa réponse face aux commerces soupçonnés d’alimenter le blanchiment lié au narcotrafic, au tabac de contrebande et aux stupéfiants. Désormais, chaque fermeture administrative décidée par la préfecture s’accompagne d’un affichage visible sur la devanture : « fermé par le préfet de l’Hérault », en lettres rouges sur fond blanc.

Le dispositif a été présenté mardi à Montpellier par le préfet François-Xavier Lauch, devant un salon de coiffure de la rue du Cheval-Vert, fermé pour deux mois pour travail dissimulé. Trois types d’affiches sont prévus, selon les motifs : non-respect de la réglementation, vente de tabac illicite ou trafic de stupéfiants. L’objectif est de rendre les sanctions lisibles, dissuader les réouvertures illégales et assécher les circuits de blanchiment.

À fin la novembre, 172 commerces ont été fermés dans le département, dont 83 à Montpellier, soit une hausse de 40 % en un an. Pour le préfet, ces établissements constituent « des instruments de blanchiment » qui faussent la concurrence et fragilisent le tissu commercial légal. Inspirée de pratiques anglo-saxonnes, cette stratégie de stigmatisation assumée vise à marquer l’espace public et à répondre à une préoccupation largement partagée par les élus locaux.

[VIDEO] Le préfet de l’Hérault qui « inaugure une nouvelle affiche » :

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