C’était l’annonce à retenir ce week-end : le Pôle numérique est en stand-by. Jean-Pierre Grand l’avait soufflé dans notre micro quelques minutes avant le discours du maire. « On vient poser le premier arbre du parc et dans quelque temps la première pierre de la crèche, la maison du numérique, c’est autre chose. Comme on dit en patois, Avèm lou tèms », comprendre, on a le temps.
Mettre en pause un projet ne veut pas dire l’abandonner, mais c’est aussi une façon de ne pas perdre la face. Dans les deux cas, c’est cultiver la stratégie de l’oubli, un grand classique. Avec le temps, les gens passent à autre chose, le sénateur connait bien cet art politique. Aujourd’hui dans la majorité, beaucoup s’amuse du grand capricorne, un insecte protégé par la Convention de Berne. Le chêne bicentenaire, Anathémis, classé « Arbre Remarquable » l’abrite, mais rien n’a stoppé l’avancée des travaux du chemin de Salaison, ni encouragé un changement d’accès à la résidence. « Les gens oublient ». Clin d’œil narquois pourrait-on dire, le parc Frédéric Bazille s’offre ce samedi 25 janvier 2025, un jeune chêne. Bref ! Trois ans déjà que le Pôle numérique (ou Maison du numérique) provoque de véritables contestations, jusque dans le rang de la majorité de Frédéric Lafforgue. Tous·tes sont conscient·es de l’asphyxie que pourrait créer ce nouveau chantier à plus de 6 millions d’euros.
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es. L abonnement est GRATUIT !
