La campagne municipale se tend sur un terrain que l’on croyait marginal. Pour Alenka Doulain, il n’y a plus d’ambiguïté : « À Montpellier, pas de place pour la haine. »
« L’extrême droite est une réalité. » Dans une déclaration, la candidate vise le Bloc montpelliérain, « un groupuscule identitaire local, créé en 2024 », qu’elle décrit comme « impliqué dans plusieurs faits de violences et d’intimidations » : agressions lors d’événements publics, attaques de militants syndicaux et associatifs, et mise en cause dans l’attaque du bar « Le Prolé » à Alès. Des faits qui ont conduit à des gardes à vue et à l’engagement d’une procédure de dissolution par le ministère de l’Intérieur.
Alenka Doulain est direct : « Il faut le dire clairement : la violence et la terreur sont inhérentes à l’extrême droite. Elle s’organise, elle cherche à faire peur, à provoquer, à occuper l’espace public. » Pour elle, ces groupes « ciblent des militants, des personnes minorisées, des lieux identifiés comme progressistes ».
Alenka Doulain affirme « soutenir la dissolution du Bloc montpelliérain ». « Parce qu’un groupe structuré autour de la haine et de la violence n’a pas sa place dans notre ville. Dissoudre, c’est affaiblir son organisation et compliquer son action. » Mais elle prévient : « Nous ne sommes pas naïfs. Dissoudre un nom ne fait pas disparaître les idées ni les réseaux. On l’a vu après la dissolution de Génération identitaire : les militants se réorganisent ailleurs. Alors il faut dissoudre, oui. Mais il faut surtout continuer à s’engager. »
Son appel se veut politique autant que civique : « S’engager pour répondre aux discours racistes et discriminatoires. S’engager pour protéger celles et ceux qui sont pris pour cibles. S’engager dans les urnes. » Et d’assumer : « Nous sommes antifascistes et nous l’assumons. L’antifascisme, ce n’est pas la violence. C’est la défense de l’égalité, de la dignité et de la démocratie. »