Agir pour Montpellier : « Ce n’est pas se demander ce qui est possible, mais ce qui est nécessaire. » Max Muller

Max Muller candidat aux municipales 2026 à Montpellier - Photo - Manon Pichon
Max Muller candidat aux municipales 2026 à Montpellier - Photo - Manon Pichon

Dans le paysage politique de Montpellier, Max Muller, candidat de 28 ans, aux municipales 2026 détonne. Son parcours est bien éloigné des politiciens de formation ou de caste. Max Muller est éducateur spécialisé, originaire de Moselle, région très marquée par la désindustrialisation et le chômage.

À Montpellier, il s’est fait connaître à travers la défense des droits des éducateurs spécialisés, victimes de coupes budgétaires conséquentes. Avec sa liste Révolution Permanente, il défend un programme social. Priorité : la justice sociale

Sur son quotidien professionnel d’éducateur, il insiste : “on côtoie les plus précaires : les sans-abri, les femmes vulnérables, les enfants placés en foyers…” C’est pourquoi le candidat et ses camarades de Révolution Permanente entendent “porter la voix des personnes mises au banc telles que les travailleurs, les habitants des quartiers et la jeunesse.” Dans leur liste il y aura donc “des jeunes, des mamans en situation de handicap, des femmes de ménage, des cheminots…” Car Révolution Permanente compte sur un programme co-construit. “On va partir des besoins des gens, de l’organisation populaire. Ce n’est pas à nous, unilatéralement, d’établir un programme sur l’accessibilité de la ville : on doit questionner les personnes en situation de handicap.”

Un programme par les citoyens, pour les citoyens

Plus largement, sur l’ensemble des inégalités modernes, le mouvement veut ainsi “organiser une riposte sociale en reconstruisant une gauche de combat ancrée dans 21e siècle […] La réalité c’est que les politiques ne se sont jamais réveillés un matin en disant qu’on va améliorer la vie des gens. Les luttes sociales partent toujours du peuple.”

Sur le plan social justement, l’axe du logement est central. Il alerte particulièrement sur la précarité étudiante. “Certains ont de telles difficultés qu’ils n’ont pas de domicile fixe, ils vont de canapés en canapés. C’est pourquoi nous prônons la rénovation et réquisition de logements vides. Plutôt que de faire des cadeaux au patronat, Delafosse ferait mieux de proposer un habitat digne pour les jeunes, pour les gens.”

Et sur les modalités d’une mise en place de la réquisition, Max Muller “ne se pose pas la question du comment. Il y a 3 000 personnes à la rue, 13 000 logements vides, on peut construire si nécessaire. Si c’est une politique qu’on pratique, encore une fois, on le fera avec les gens. »

Sécurité, insécurité : « C’est de la violence sociale avant d’être de la violence. »

Autre thématique dans les programmes des candidats : la sécurité et surtout, le manque de sécurité et la délinquance, souvent mis en corrélation avec la vie des jeunes dans les quartiers populaires. Et le candidat Révolution Permanente ne nie pas cette réalité, mais comme une conséquence socio-économique. « C’est une réalité et ce n’est pas un hasard. C’est de la pauvreté et de la condition matérielle précaire avant tout. C’est de la violence sociale avant d’être de la violence. Quand une maman de 4 enfants se retrouve sans eau chaude dans un logement insalubre, comment vivre dans ces conditions ? Penser qu’on va résoudre ces problèmes de sécurité sans résoudre la misère, c’est du bullshit. La solution, à mon sens, ce n’est pas de tripler le nombre de caméras et de mettre en place une police des logements sociaux…” Face à ce constat, Max Muller ne place pas l’éducation comme priorité pour ces jeunes. « Trois ou quatre éducateurs, des profs en plus, ça ne va rien changer. Tant que leurs familles crèveront la dalle, ils feront comme ils peuvent. Il y a un vrai manque de considération de ces jeunes. Certains ne sortent jamais du quartier. De temps en temps la mairie leur paye un paquet de Savane et de l’Oasis pour leur faire plaisir. C’est donc tout ce qu’ils valent à leurs yeux ? » s’indigne-t-il.

Pourtant, il pointe une décision symbolique du maire sortant, Michaël Delafosse : l’installation des lettres ‘monumentales’ « COUCOU » à la Paillade. Un dispositif financé à hauteur de 68 000 euros, soit plus de 11 000 euros par lettre. « Cet argent aurait pu être utilisé autrement », estime-t-il. Et d’ajouter : « Quand on échange avec les habitants de la Paillade, les idées ne manquent pas. »

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