Ce lundi 30 juin, Rachida Dati entre en scène avec une bataille décisive à l’Assemblée nationale. La ministre de la Culture défend la création d’une holding regroupant France Télévisions, Radio France et l’INA, un projet explosif, porté à l’origine par le sénateur centriste Laurent Lafon et déjà adopté au Sénat en 2023.
Cette réforme, c’est quoi ? Elle est censée rationaliser la gouvernance du service public audiovisuel, mais elle ravive surtout les clivages politiques avec de légitimes suspicions de dérive autoritaire. Bref ! Une claque dans le PAF, comprendre Paysage Audiovisuel Français. Un peu comme lorsque Nicolas Sarkozy annonce la fin de la publicité sur les chaînes publiques en 2008, geste débonnaire perçu comme un énorme cadeau, entre autres, au groupe Bouygues, propriétaire de TF1.
La gauche est pour une motion de rejet. Elle dénonce une atteinte à l’indépendance éditoriale, une logique de fusion précipitée et un coup porté à la diversité culturelle. Avec près de 1 000 amendements, l’opposition entend faire durer le débat jusqu’à l’épuisement.
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