« Le combat pour Boualem Sansal, c’est le combat pour tous les artistes emprisonnés parce qu’ils osent penser. » Ce mardi, salle Pagézy, ces mots du maire de Montpellier, Michaël Delafosse, résument la portée symbolique et politique du soutien à l’écrivain algérien incarcéré depuis le 16 novembre 2023.
À 75 ans, ou 80 ans pour son avocat François Zimeray, Boualem Sansal est actuellement détenu à la prison de Koléa, en Algérie, après plusieurs allers-retours à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger. Selon Arnaud Benedetti, secrétaire général du comité international de soutien, « les informations sont très parcellaires, mais il reste combatif ». L’écrivain, auteur du Serment des barbares et critique depuis toujours du régime algérien, a été condamné à cinq ans de prison. Il s’est défendu seul, refusant les avocats commis d’office.
Les chefs d’accusation ? « Atteinte à la sûreté de l’État ». Un motif jugé « risible » par ses soutiens. « C’est un procès politique », affirme Arnaud Benedetti, pour qui l’écrivain est « otage de la relation France-Algérie », notamment après la reconnaissance par Paris de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
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