Le retour du projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres agite l’Assemblée nationale. En ligne de mire, une proposition de loi soutenue par les macronistes, la droite, le Rassemblement national et certains socialistes qui pourrait autoriser la poursuite des travaux malgré une décision de justice en sens contraire.
Pour Sylvain Carrière, député LFI de l’Hérault, l’enjeu dépasse largement ce tronçon autoroutier : « ce texte cherche à contourner une décision judiciaire. C’est une atteinte grave à l’État de droit ». Adoptée en commission, la proposition sera examinée en séance publique le 2 juin.
Le parlementaire insoumis y voit un précédent dangereux et explique en interview : « cela veut dire que chaque fois qu’un jugement déplaît à certains intérêts privés, le pouvoir législatif pourra s’y substituer. C’est inacceptable. » Il rappelle que ce projet autoroutier s’inscrit à rebours des engagements environnementaux pris par plusieurs formations politiques. « Dans le programme du Nouveau Front populaire, il y a un moratoire sur tous les projets routiers. On est en plein dedans. »
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