Le rapport Alloncle, censé éclairer l’avenir de l’audiovisuel public, apparaît surtout comme un réquisitoire idéologique.
Sous couvert d’économies (plus d’un milliard d’euros visés), le député ciottiste Charles-Henri Alloncle propose une réduction drastique du périmètre de France Télévisions et appelle à une « refonte » globale du secteur. Une orientation qui, loin de répondre aux enjeux éditoriaux et démocratiques, privilégie une logique comptable contestée jusque dans la majorité.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même évoque une « occasion manquée », pointant un diagnostic incomplet. Delphine Ernotte dénonce un rapport « à charge » qui a pour objectif un « affaiblissement historique ». À gauche comme au centre, les critiques convergent : le texte fait l’impasse sur les missions fondamentales du service public. Dans ce contexte, les appels du Rassemblement national à la privatisation renforcent l’impression d’un basculement et d’une manipulation politique plus que d’une réforme structurée.
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