Montpellier : sondage, les jeux sont faits, inutile d’aller voter

Sondage, les jeux sont faits inutile d’aller voter
Sondage, les jeux sont faits inutile d’aller voter

[EDITO] Sondage du jeudi 19 février 2026, les jeux sont faits, inutile d’aller voter ? Delafosse sera élu, c’est Frédéric Dabi, directeur général de l’institut de sondage l’IFOP qui glisse ce subtil message dans une interview « accordée » au Midi Libre qui est client d’IFOP avec le Cercle Mozart pour ce nouveau sondage.

À lire l’analyse du DG d’IFOP, on hésite entre la science politique et l’horoscope municipal. Michaël Delafosse à 35 % ? « Impressionnant ». Dix-neuf points d’avance ? « Dynamique favorable ». Une défaite au second tour ? « Peu probable ». Le conditionnel est prudent, mais l’enthousiasme affleure.

La dispersion de l’offre serait telle à Montpellier qu’un tiers des intentions de vote devient une performance quasi héroïque. On découvre au passage un maire sortant « attrape-tout », mordant dans tous les électorats, récompensé par un bilan salué par « les deux tiers » des sondés. L’analyse ressemble parfois à un communiqué de campagne commenté en direct. Bref ! Dabi nous prend un peu pour des bourriques, non ?

Quand il s’agit des autres, en revanche, le brouillard statistique revient : marge d’erreur, volatilité, incertitudes, électeurs changeants. Rémi Gaillard qualifié ? Peut-être. Une alliance de centre droit ? Possible, mais sociologiquement complexe. Un duel Delafosse-Oziol ? Crédible, sans être certain. Une quinquangulaire ? Envisageable. Tout et son contraire, sous couvert de prudence méthodologique.

L’écologie, elle, « s’effondre » dans la hiérarchie des priorités, mais reste « très présente ». Les électeurs ne voient pas les divisions internes, sauf quand elles comptent. Dense ou confus, Frédéric Dabi fait un formidable SAV. Au fond, le sondage dit surtout une chose : à trois semaines du vote, rien n’est joué, sauf peut-être la première place annoncée. Mais si vous croyez Frédéric Dabi, inutile d’aller voter, les jeux sont faits. En revanche pour les plus éveillé·es, la démocratie conserve ce défaut fâcheux : elle résiste aux certitudes prématurées, même habillées de graphiques et de marges d’erreur.

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