Le RN compte 4 député.es encarté.es dans le département de l’Hérault : Aurélien Lopez-Liguori (7e circonscription : Sète-Agde…), Manon Bouquin (4e circ.: Mèze, Lodève…), Julien Gabarron (6e circ. : Béziers) et Stéphanie Galzy (5e circ. : Bédarieux, Clermont-l’Hérault…)
Plusieurs villes sont visées pour les municipales, dont Sète avec Sébastien Pacull, Agde avec le député Aurélien Lopez-Liguori, (56% aux législatives de 2024), Frontignan avec Cédric Delapierre, conseiller régional d’Occitanie, Mauguio, avec Gilles Parmentier, et bien d’autres villes comme Valras avec Cédric Augier.
À Mèze, l’ostréiculteur Joël Armentier (RN) bénéficie de la présence, sur sa liste, de la députée Manon Bouquin. Au début de l’année, suite à un appel à mobilisation lancé par Joël Armentier, des agriculteur·ices en colère sont venu.es protester au siège du Midi Libre à St Jean de Védas. Insultes, menaces, jets de verre, palettes et pneus incendiés ont endommagé l’entrée du journal.
Le RN développe une stratégie dans les villes où il ne présente pas de liste. Il propose une Charte aux candidat.es qui partagent les valeurs des RN en échange de son soutien. Parmi les 13 engagements demandés aux listes qu’il soutiendra, le RN exige un « renvoi d’ascenseur » lors des sénatoriales de septembre prochain, où le RN convoite les quatre postes.
Les proches de Marion Maréchal (Identité Libertés) : à Sète ils soutiennent Sébastien Pacull. Parmi eux, Francis Delpech (issu de la gauche chevènementiste, ancien représentant de Debout La France passé par Renaissance et désormais référent local du micro parti de Marion Maréchal) qui, avec Gilbert Norbert Adjedj et Gaston Bentata, ont diligenté la « fameuse » marche contre l’antisémitisme du 7 octobre dernier, à Sète. Les leaders d’Identité Libertés dans l’Hérault sont Franck Manogil, ex-RN de Béziers, ex-Zemmour et conseiller régional d’Occitanie, et Gilles Ardinat, conseiller municipal de Frontignan.
L’UDR, Union des droites pour la République, parti créé par E. Ciotti, est un allié fidèle du RN dans sa conquête du pouvoir. Ce parti est surtout présent à l’Est du département, représenté par Charles-Henri Alloncle, député de la 9e circonscription (Lunel, la Grande Motte, Mauguio).
Enfin, citons les maires qui flirtent avec l’extrême droite : Stéphane Pépin-Bonnet (maire de Bessan, présent aux vœux du député RN), Cédric Raja (maire de Bouzigues, qui pourrait aller chercher un soutien au RN), Jordan Dartier (maire de Vias), Jean-Luc Meissonnier (maire de Baillargues qui a défoncé une barrière d’aire des gens du voyage de Castries), Laurent Jaoul (maire de Saint-Brès qui combat les ZFE et soutient R. Ménard), Jean- Pierre Rico (maire de Pérols, membre de l’UDI, soutien de R. Ménard, qui se rapproche du RN), Yves Michel (maire de Marseillan, condamné à deux ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts, qui a salué la victoire du député RN). Le 5 janvier dernier, Le Singulier publiait «la love story discrète entre Yves Michel et le Rassemblement National » à l’approche des élections municipales, via le suppléant du député Lopez-Liguori, Bernard Chaumeil, qui pourrait figurer en bonne position sur la future liste municipale. Tous ces élus iront-ils jusqu’à signer la Charte proposée par le RN ?
