Municipales 2026 à Montpellier : L’écologiste Jean-Louis Roumégas proposent un « pacte de rupture » sur les mobilités

Conférence de presse Les Écologistes Montpellier Municipales 2026 - Photo - JPV PLURIELLE INFO
Conférence de presse Les Écologistes Montpellier Municipales 2026 - Photo - JPV PLURIELLE INFO

Les Écologistes et leur liste Le Printemps montpelliérain, emmené par Jean-Louis Roumégas, a détaillé ce lundi sa « doctrine » en matière de mobilités. Une ligne de rupture avec la politique conduite par le maire sortant Michaël Delafosse, tant sur le fond que sur la méthode.

Le diagnostic posé est sévère. « Montpellier est asphyxiée » par un trafic quotidien supérieur à « 100 000 véhicules entrants, avec des conséquences directes sur la pollution de l’air, les embouteillages et la qualité de vie. » Les Écologistes rappellent qu’une large part des déplacements en voiture concerne des trajets de moins de 3 kilomètres, jugés prioritaires pour un report vers la marche, le vélo ou les transports collectifs. L’objectif qu’iels affichent est celui d’une ville « plus apaisée, plus respirable, plus verte », sans envisager pour autant une ville « zéro voiture ».

« Co-construire avec les habitants et non imposer des aménagements »

La première rupture revendiquée est méthodologique. « Co-construire avec les habitants et non imposer des aménagements », martèlent les intervenants, en référence aux réaménagements contestés des 4 boulevards ou aux abords d’écoles. Le collectif défend un urbanisme concerté à l’échelle des quartiers, s’appuyant sur le Parlement des quartiers, afin de réduire les résistances et les conflits d’usage.

Sur le vélo, plusieurs mesures sont avancées. Coralie Mantion propose « le prêt gratuit, pendant un an, de vélos électriques aux moins de 25 ans, » pour créer un usage et une culture vélo, chez les jeunes. Le programme inclut aussi le déploiement de bornes de réparation, la création de parkings à vélos sécurisés et un réseau cyclable continu, pensé d’abord pour la sécurité, notamment celle des enfants, « si les enfants sont en sécurité, cela veut dire que tous les autres cyclistes sont en sécurité. » Autre mesure pratique et efficace dans la fluidité de la mobilité : l’autorisation des vélos dans la dernière rame des tramways pour faciliter l’intermodalité.

Les Écologistes insistent également sur la place du piéton, jugée aujourd’hui dégradée. Sylvain Delavergne pointe la faiblesse des « rues aux écoles » à Montpellier, moins de 10 % des établissements concernés, contre environ 50 % à Paris ou Lyon. Le Printemps montpelliérain vise 50 % des groupes scolaires sécurisés sur le prochain mandat, avec des dispositifs d’accompagnement comme les pédibus et cyclobus.

Concernant la circulation automobile, le collectif rejette les zones à faibles émissions (ZFE) au profit de zones à trafic limité, fondées sur les usages plutôt que sur les normes techniques des véhicules. Il annonce aussi la réouverture du boulevard Albert-Dubout, jugée plus cohérente pour la fluidité du trafic, et la création de parkings relais gratuits et surveillés aux entrées de la ville.

Transports en commun

Sur les transports collectifs, Les Écologistes s’appuient sur un constat issu de la Cour des comptes : seuls 30 % des déplacements sont aujourd’hui assurés par les transports en commun dans la métropole. Leur stratégie veut « aller chercher les 70 % restants », via une refonte du réseau bus et tram, l’augmentation des fréquences, « une meilleure desserte domicile-travail et la création d’une véritable gare routière à Sabines, » explique Serge Martin. Ils et elles défendent aussi le prolongement des lignes de tram existantes, notamment vers Pignan, Vendargues et Castries.

Enfin, le Printemps montpelliérain réaffirme son opposition au Contournement ouest de Montpellier (COM) sous forme autoroutière. Le projet est accusé d’augmenter le trafic et de fracturer le territoire. Les écologistes plaident pour un boulevard urbain, combiné à un développement massif des transports collectifs et à la relance d’une étoile ferroviaire régionale, en lien avec la Région et la SNCF.

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