Depuis plusieurs semaines, Donald Trump multiplie les signaux de fermeté à l’égard de Iran, tout en laissant ouverte la perspective d’un accord. Le président américain dénonce la répression des manifestations et brandit, en parallèle, l’option militaire, sans jamais l’acter clairement.
Washington met en avant un renforcement de sa présence navale dans le golfe Persique, présenté comme un moyen de dissuasion. Donald Trump affirme disposer d’options militaires, tout en disant « espérer » ne pas y recourir et en appelant Téhéran à négocier, notamment sur le nucléaire. Selon des responsables interrogés par le New York Times, aucune décision d’intervention n’aurait été autorisée à ce stade, et la voie diplomatique resterait privilégiée.
Cette communication en dents de scie rappelle une méthode déjà observée par le passé : pression maximale, annonces spectaculaires, puis ouverture à un « deal ». Des analystes y voient une stratégie pour obtenir des concessions sans entrer en guerre. Richard Haass, ancien dirigeant du Council on Foreign Relations, estime que Donald Trump privilégie généralement des accords transactionnels plutôt qu’une refonte politique des régimes visés.
Côté iranien, la ligne est ferme. Le guide suprême Ali Khamenei et le gouvernement rejettent toute négociation sur les capacités militaires et brandissent la menace d’une riposte, évoquant notamment le détroit d’Ormuz, axe clé du commerce énergétique mondial. L’Union européenne appelle, elle, à éviter une nouvelle escalade régionale, et rappelle que le Moyen-Orient n’a pas besoin d’un conflit supplémentaire.

