La Municipalité de Sète a évoqué, par voie de presse et sur son site, le début des travaux de la nouvelle Salle Brassens début février 2026, pour un budget « prévisionnel » de 4,2 millions d’euros, la maîtrise d’ouvrage étant confiée à la SPLBT.
Si nul ne doute de la nécessité d’un tel équipement pour la ville, sa localisation reste l’objet de controverses, et sa capacité d’accueil est largement inférieure aux besoins des sétois(es). La maîtrise d’œuvre est donc confiée à la SPLBT (une fois de plus), qui fait l’objet d’interrogations multiples quant à l’opacité de sa gestion, son financement, et dont le Président de Sète Agglo Méditerranée (qui la finance en partie tout comme la ville de Sète), mais aussi des têtes de liste aux futures élections municipales de mars 2026, demandent une reconsidération de ses missions, voir sa suppression.
L’exemple de la construction du parking de la place Aristide Briand est là, sous nos yeux, pour illustrer les dérives financières et le hiatus (le mot est faible) entre le projet initial (une place à l’identique et « embellie ») et la réalité du chantier. Le coût exponentiel des travaux (8, puis 12, puis 16, puis 18 millions d’euros, et « c’est à la fin que l’on saura combien ça coûte. ») supporté par la ville de Sète et l’agglomération SAM devrait rendre les élus plus soucieux de l’argent public et en exiger sa connaissance avant d’entreprendre quoi que ce soit d’autre.
Les élections municipales ont lieu dans deux mois ! Laissons le débat public et démocratique se prononcer sur ce nouvel endettement prévisible de la Ville de Sète, sur sa pertinence Place Jules Moch, sur sa fonctionnalité !!
IL EST URGENT D’ATTENDRE