Nous sommes confrontés à un discours du gouvernement culpabilisant vis-à-vis des patients dont le meilleur exemple est la stigmatisation des « gens qui viendraient pour rien aux urgences ». Il s’agit pour ce dernier de dégager sa responsabilité face à la dégradation de l’accès aux soins dont l’exemple le plus frappant est la fermeture inopinée et régulière de nombreux services d’urgence.
Les médecins ne sont pas en reste et ils sont accusés de prescrire des arrêts de travail qui seraient injustifiés avec la menace de limiter administrativement la durée d’un premier arrêt à 15 jours, portant ainsi atteinte à un des fondements de la médecine qui est la liberté de prescription. Liberté qui est un des garants de soins adaptés à chaque patient, dont le médecin doit rester le seul juge dans le cadre du respect des règles de déontologie et de bonnes pratiques qui ne peuvent être jugées qu’a posteriori et non a priori.
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