Une affaire politico-judiciaire à haut potentiel explosif, Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et ancienne garde des Sceaux, a été renvoyée en correctionnelle pour corruption et trafic d’influence, aux côtés de Carlos Ghosn, ex-patron de Renault-Nissan.
Les deux mis en cause contestent vigoureusement les faits. Le procès pourrait se tenir après les municipales de 2026, pour lesquelles Rachida Dati est pressentie à Paris. L’affaire porte sur des prestations de conseil facturées entre 2010 et 2012 à hauteur de 900 000 euros, alors que Dati était députée européenne et avocate.
La justice soupçonne une rémunération sans contrepartie réelle, possiblement pour une activité de lobbying dissimulée, interdite à un élu européen. Rachida Dati dénonce une « instrumentalisation honteuse » et une procédure « émaillée d’incidents », accusant certains magistrats d’avoir bafoué ses droits.
Pour le moment, Dati reste au gouvernement
Carlos Ghosn, lui, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international et ne peut quitter le Liban. Il est visé pour abus de confiance, corruption et trafic d’influence. Renault, qui s’est constituée partie civile, affirme avoir été flouée par cette affaire.
Malgré les accusations, Rachida Dati reste au gouvernement. L’exécutif rappelle qu’un renvoi en correctionnelle ne vaut pas condamnation. À 59 ans, l’ancienne ministre affiche sa détermination en direct sur le plateau de LCI, le mardi 22 juillet 2025 au soir : « je ne vais pas me résigner. Ils veulent me mettre un genou à terre, je ne mettrai pas le deuxième. » À suivre…
🔴 Renvoyée en procès pour corruption et trafic d’influence, @datirachida répond sur LCI : « J’ai confiance dans ce qu’il en ressortira » pic.twitter.com/o3SFhfruUu
— LCI (@LCI) July 22, 2025
