À Montpellier, Ganges et Saint-Pons-de-Thomières, plusieurs organisations politiques, syndicales et pacifistes appellent à des rassemblements mercredi 11 novembre. Au-delà de la commémoration de l’armistice de 1918, elles dénoncent la militarisation de la société, l’embrigadement de la jeunesse et les dépenses d’armement.
« Maudite soit la guerre ». L’inscription du monument aux morts de Gentioux, dans la Creuse, sera le symbole des rassemblements organisés dans l’Hérault ce 11 novembre 2026. Un refus de la guerre qui prend une dimension politique dans le contexte des conflits actuels et de l’augmentation des budgets militaires.
La Fédération nationale de la Libre Pensée dénonce particulièrement la place accordée à l’armée dans l’éducation. Dans un communiqué intitulé « Non à la militarisation de l’École ! Non à l’esprit de caserne », elle critique les cérémonies commémoratives organisées dans les établissements scolaires, qu’elle considère comme une entreprise d’embrigadement.
L’organisation rappelle que le 11 novembre portait historiquement une aspiration : « Plus jamais ça ! ». Elle réclame également la réhabilitation collective des soldats fusillés pour l’exemple pendant la Première Guerre mondiale.
Trois villes, quatre rendez-vous
À Montpellier, le rassemblement est fixé à 11 heures, place Jean-Jaurès. Les organisateurs défendent notamment l’affectation des moyens publics à l’éducation plutôt qu’à l’armement et dénoncent la guerre en Palestine.
À Ganges, rendez-vous à midi devant la mairie, avec pancartes, distribution de tracts et chants réfractaires. De 16 à 18 heures, l’espace « De l’autre côté », 2 rue Biron, accueillera un goûter antimilitariste et la projection du film Joyeux Noël, consacré aux fraternisations entre soldats pendant la guerre de 1914-1918.
À Saint-Pons-de-Thomières, un rassemblement est annoncé à midi devant le monument aux morts.
Ces initiatives réunissent, selon les lieux, des organisations parmi lesquelles la Libre Pensée, La France insoumise, le POI et plusieurs mouvements syndicaux et associatifs.
Pour les organisateurs, commémorer les morts de 1914-1918 ne saurait servir à préparer les générations suivantes à de nouveaux conflits, leur mot d’ordre : « Pour que l’horreur de la guerre ne se reproduise plus ! Pas pour préparer les suivantes ! »
