Il a suffi de trois gestes violents, répartis sur trois stations de métro, en l’espace d’une demi-heure. Arts-et-Métiers, République, Opéra. Trois lieux ordinaires, un vendredi après-midi, entre 16h15 et 16h45. Trois femmes agressées. Et, autour de ces coups de couteau, un emballement politique, médiatique et symbolique qui dit bien plus de la société que l’on nous fabrique que de l’événement lui-même.
Car ce fait divers, si on l’arrache de la banalité des réactions que ce type de phénomène suscite, fonctionne comme un révélateur brutal. Sexisme structurel, racisme institutionnel, instrumentalisation sécuritaire, effondrement de la prise en charge en santé mentale : tout y est. Et surtout, ce qui manque cruellement dans le débat public.
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles, hors brèves, restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es.
"S'inscrire pour recevoir la newsletter Plurielle info"