Journées d’été des Écologistes, le 21 août 2025, la conférence « Souveraineté alimentaire : laquelle, comment ? » a levé le voile sur une réalité : derrière le vernis, un système colonial défaillant.
Alors que la France proclame son ambition de souveraineté alimentaire en incluant le terme dans la loi en mars 2025, ce concept est encore un écran de fumée camouflant la perpétuation d’un système hérité du colonialisme et d’une dépendance accrue à des importations aux coûts sociaux et environnementaux exorbitants. « la loi proclame la souveraineté alimentaire pour la France, mais pas pour les autres », rappelait Robin Petit Roulet, co-responsable de la commission agriculture et ruralités, animateur de la conférence.
Ce système organise des cultures destinées à l’importation massive en France, au travers de circuits qui bénéficient trop souvent à des entreprises françaises avec des accords commerciaux plutôt problématiques. Les tomates marocaines, par exemple, qui focalisent une « concurrence vue comme déloyale, que la France a pourtant elle-même organisée et dont certaines de ses entreprises bénéficient, comme Azura (Saveol) » sont produites dans des conditions où « les pesticides interdits chez nous se retrouvent dans nos assiettes… pourtant, depuis 5 ans aucun contrôle sur ces produits ! », dénonce Lorine Azoulai, chargée du plaidoyer souveraineté alimentaire pour le CCFD-Terre Solidaire et co-présidente du Collectif Nourrir.
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