En s’appropriant certaines causes féministes comme le harcèlement de rue et les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans l’espace public, l’extrême droite, notamment le RN, prétend défendre les droits des femmes. En réalité, le fémonationalisme, une idéologie faite de racisme et de malhonnêteté intellectuelle, reste fidèle aux valeurs identitaires, anti-immigrations, islamophobes et xénophobes inscrites dans l’ADN de l’extrême droite.
Opposés au mariage pour tous et aux politiques d’égalité de genre, qu’ils considèrent comme une menace pour l’ordre social et familial de notre « civilisation chrétienne », les mouvements d’extrême droite se sont cependant emparés de revendications féministes. Une posture qui leur permet de dénoncer le patriarcat des autres, celui des pays non-occidentaux, pour mieux nourrir leur projet xénophobe. C’est ce que la professeure de sociologie Sara R. Farris a théorisé sous le nom de « fémonationalisme ».
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