Le même jour à l’Assemblée nationale, le 31 octobre, la modeste taxe Zucman, même « light », est passée à la trappe et le résidu d’ISF, ramené par Macron à un impôt sur le seul patrimoine immobilier qui rapportait 10 fois moins, a été remplacé par un impôt encore plus faible : l’impôt sur la fortune improductive avec déjà des exonérations extravagantes .
Acte 1 : rejet de la taxe Zucman tellement édulcorée que son auteur, l’économiste Gabriel Zucman a demandé qu’on n’utilise pas son nom pour la désigner. À l’issue du vote la rejetant, la députée insoumise Clémence Guetté réagit : « les macronistes et l’extrême droite viennent de rejeter toute taxe sur les milliardaires. Même une petite taxe, minimale de 2% [sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros]. Pourtant, 86% des Français y sont favorables. Leurs efforts désespérés pour continuer à privilégier les ultra-riches sont minables. Avec ce budget, ce sera donc aux classes moyennes et populaires de payer tout l’effort. Cette caste et son gouvernement doivent tomber. »
Acte 2 : l’arnaque de l’IFI. À la surprise générale, les député·es socialistes ont voté une proposition du RN reprise par un député Modem visant à remplacer « l’impôt sur la fortune immobilière » par un nouvel IFI (Impôt sur la Fortune « Improductive ») avec un taux plus bas, non progressif (taux unique à 1%) et une assiette encore rétrécie…
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