La hausse des prix des carburants replace un sujet hautement explosif. Depuis la reprise de la guerre au Moyen-Orient avec l’attaque de l’Iran par Israël et les USA, les cours du pétrole augmentent, entraînant « mécaniquement » ou pas, une hausse à la pompe. Un enchaînement dit classique, mais politiquement risqué.
Le gouvernement conduit par Sébastien Lecornu avance avec prudence. En toile de fond, un souvenir encore vif : la crise des « Gilets Jaunes », déclenchée en 2018 par une hausse des taxes sur les carburants. Depuis, chaque décision sur ce sujet est perçue comme potentiellement inflammable.
Sur le plan économique, l’exécutif fait face à une contrainte : l’état des finances publiques. Contrairement à 2022, où des ristournes massives avaient été accordées, la ligne actuelle privilégie la retenue. Une étude de l’Insee (juillet 2023) avait montré que ces aides généralisées avaient surtout bénéficié aux ménages les plus aisés, principaux consommateurs de carburant.
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