Pour la paix et le Droit international : le courage des femmes

Nul besoin de statistiques pour constater qu’à Sète, les voix qui chaque semaine devant la mairie s’élèvent contre la guerre au Proche-Orient et réclament le cessez-le-feu sont majoritairement féminines. Preuve s’il en fallait que le courage n’est pas associé au port de testicules.

 Car il en faut beaucoup, du courage, pour dénoncer semaine après semaine depuis plus d’un an,  qu’il pleuve ou qu’il vente, ou que sous le soleil, les braillements des buveurs de « chez Boule », les klaxons et les musiciens des mariages, ou les animations diverses de la « place du Poulpe », couvrent la petite sono grésillante de la Ligue des Droits de l’Homme… Elles sont là, debout, avec la banderole qu’elles ont peinte et cousue, et trouvent les mots pour briser le silence qui entoure ce qu’il faut bien appeler désormais un génocide.

La première de ces femmes courageuses, c’est Véronique de la LDH qui anime la plupart du temps ce rendez-vous hebdomadaire, annonçant les orateur/trices et ouvrant d’une voix ferme la série de prises de parole par un point d’actualité toujours précis, détaillé qui décrit le massacre en cours et trouve des petites fenêtres d’espoir. Aide-soignante de profession, syndicaliste à l’hôpital de Sète, elle trouve encore le temps d’apporter sa pierre au combat pour la paix, un peu à l’image du « colibri », à laquelle elle aime à se référer pour désigner les syndicalistes grecs s’opposant au chargement d’armes pour Israël et toutes celles qui refusent de « se taire devant l’horreur de la guerre ». Toute la semaine, elle analyse les différentes informations. À partir du jeudi, elle choisit l’angle de son intervention et elle consacre sa matinée du samedi à l’écrire. Quand on lui demande quelle est celle de ses interventions qui l’a le plus marquée, elle dit que c’est « toujours la dernière, car l’horreur est là, les atrocités se cumulent, nos dirigeants ne font rien et la guerre s’étend. »

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