La publication dans la presse régionale d’un communiqué du Parti Animaliste annonçant son retrait de la liste « Nouvelles Pages pour Sète », sous le titre «le parti animaliste claque la porte » offre l’occasion de s’interroger sur la stratégie de ce parti « monothème » pour les élections municipales.
Conscient de sa faiblesse électorale et militante au plan national, le Parti Animaliste n’a pas la prétention de présenter ses propres listes, mais donne la consigne à ses adhérent·es d’aller négocier des places dans les listes existantes pour y représenter la cause animale. N’importe quelle liste ? Oui, n’importe laquelle, sauf les « extrêmes » est-il précisé, sans prendre la peine de les nommer et encore moins d’en reprendre la définition officielle. Peu importe l’étiquette ou le projet de la liste « démarchée », les animalistes n’y seraient pas pour défendre le programme d’ensemble, mais seulement celui de leur propre parti. C’est donc la base de la négociation : l’adoption de tout ou une partie de son programme comprenant la promesse d’une délégation d’adjoint et d’un budget dédié, voire d’une représentation dans les EPCI.
À Sète, c’est, semble-t-il, après avoir frappé à d’autres portes (pour reprendre la métaphore du quotidien régional) que deux aspirantes à la fonction d’élue municipale sont venues faire leurs offres de service à la liste Nouvelles Pages pour Sète. Connues pour leurs engagements sociaux, et même de gauche puisque l’une d’elles fut suppléante d’un candidat écologiste à Sète, elles ont été accueillies chaleureusement, applaudies en assemblée générale et même invitées à une réunion inter-partis. Surtout fut constitué un groupe de travail composé de volontaires pour éplucher le programme du Parti Animaliste et trouver toutes les convergences possibles avec celui que le collectif Nouvelles Pages préparait depuis plusieurs mois. Ce travail attentif a permis de parfaire la partie du programme de Nouvelles Pages pour Sète consacrée à la condition animale et à rédiger une convention. Puis est venu le temps du débat entre les candidat·es pour déterminer leur ordonnancement. Le Parti Animaliste y aurait revendiqué une place dans les 10 premières et une délégation quasi autonome, sans que rien toutefois ne soit tranché.
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