Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées lundi 12 janvier devant l’hôtel de ville de Montpellier pour tenter de remettre une pétition demandant l’activation du plan grand froid. Le texte, lancé le 7 janvier, a déjà recueilli plus de 650 signatures.
Ce texte incite la mairie et la préfecture à ouvrir des lieux d’accueil afin de protéger les personnes vivant à la rue durant les épisodes de froid intense. « On vient demander l’ouverture de gymnases et de lieux adaptés pour abriter les personnes à la rue », explique Samuel Forest, fondateur de l’association Solidarité Partagée. Selon lui, la réponse actuelle est très insuffisante. « L’hébergement d’urgence ouvert cet hiver a duré quatre jours pour cinquante-cinq personnes. On estime qu’environ mille personnes dorment dehors à Montpellier. »
Depuis le 4 janvier, l’association manifeste presque quotidiennement devant la préfecture de l’Hérault. L’urgence est renforcée par un drame récent. Un homme de 28 ans est décédé le 30 décembre dans les rues de la ville, victime d’une hypothermie. « Il n’avait pas de couverture. Il s’est présenté en pleine nuit devant Coallia, un centre qui ne compte que cinquante places. Ce soir-là, il n’en avait pas », raconte Samuel Forest.
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