[EDITO] L’élève Olivier Faure a levé la main. Depuis Blois, le Premier Secrétaire du Parti Socialiste s’est déclaré « volontaire » pour lui ou l’un·e des sien·nes à devenir Premier ministre après le gouvernement Bayrou.
Drôle d’exercice de style que de vouloir se présenter comme l’alternative crédible, prêt à gouverner « sans 49-3 », en recherchant des compromis « texte par texte ». Une manière d’apparaître responsable et rassembleur ? Ou raisonnable et opportuniste, histoire de doubler l’élève Glucksmann dans la dernière ligne droite ?
Mais à quoi joue vraiment Olivier Faure ? Son parti n’a plus vu l’ombre du pouvoir depuis l’ex-ennemi de la Finance, François Hollande, devenu symbole de renoncement, suivi de l’effondrement électoral d’Anne Hidalgo avec 1,75% des voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2022. Ajoutons à cela une décennie de fractures internes et quarante ans d’hésitations, de trahisons et d’alliances bancales qui ont laissé le PS exsangue. Olivier Faure, lui, entend incarner une « nouvelle génération » socialiste, décomplexée face à Macron, capable de se projeter à Matignon comme d’oser un jour viser l’Élysée.
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