Adoptée le 8 juillet à l’Assemblée nationale, la proposition de loi Duplomb, censée « lever les contraintes » qui pesent sur les agriculteurs, entre pesticides et méga-bassines, risque bien de marquer honteusement l’Histoire de l’industrie alimentaire.
Derrière un discours de simplification administrative se cache un alignement politique inédit : de la droite à l’extrême droite en passant par une partie de la macronie, les députés ont cédé aux exigences du principal syndicat agricole, la FNSEA, au prix d’un recul environnemental effarant.
Porté par le sénateur LR Laurent Duplomb, le texte a été adopté par 316 voix contre 223, dans une alliance des droites allant des Républicains au Rassemblement national, avec le soutien d’une partie du groupe Renaissance. Il valide notamment la possible réintroduction de l’acétamipride, un pesticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018, pourtant reconnu toxique pour les pollinisateurs. Mais il normalise aussi le stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures. Un article ose parler d’une présomption « d’intérêt général majeur » en autorisant l’usage de méga-bassines.
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