[ALERTE] A Lens, ce lundi 5 octobre au matin, un adolescent de 15 ans qui se trouvait avec 250 de ses camarades devant le lycée professionnel Auguste Béhal, a reçu une grenade explosive qui lui a arraché la main.
La police prétend que le jeune homme a perdu sa main «après avoir ramassé la grenade pour la relancer» alors que des témoins affirment le contraire. Une lycéenne raconte au micro de la télé régionale : «On a voulu bloquer le lycée ce matin. On a commencé à se faire gazer alors qu’on n’a rien fait de mal. J’étais à côté du camarade qui s’est blessé. D’un seul coup, il a reçu quelque chose vers sa main et ça a explosé. C’est très choquant. J’ai failli vomir».
Le préfet du Pas de Calais reconnaît la gravité de la blessure et son incapacité à confirmer les dires des policiers. Mais que le lycéen ait ramassé la grenade ou pas, le problème essentiel réside dans l’utilisation de grenade GM2L – pour Grenade Modulaire à 2 effets Lacrymogène –. D’après le média Contre attaque, celle ci contient un «mélange pyrotechnique» avec 48 grammes d’Hexocire. Il s’agit de l’explosif RDX mélangé à de la cire. Le RDX est 1,6 fois plus puissant que la TNT. Il compose par exemple le C4, l’un des explosifs militaires les plus dangereux ». Elle émet 160 décibels quand elle explose. « Depuis qu’elle est utilisée, la grenade GM2L a déjà gravement mutilé, par exemple en 2020 à Paris, lors d’une manifestation contre la Loi de sécurité globale, en juin 2021, à Redon, lors d’une free party en hommage à Steve : deux mains arrachées, deux vies détruites. Ou encore à Sainte-Soline, avec des dizaines de personnes gravement blessées ».
La France est le seul pays d’Europe à envoyer de tels explosifs sur sa population et, à présent, contre des mineur·es. Rappelons que cette blessure qui handicape à vie un jeune adolescent s’ajoute à d’autres faits d’une extrême gravité contre les lycéen·nes. La semaine dernière, Eden a eu la mâchoire réduite en bouillie par un tir en plein visage dans le Val d’Oise, Maël a été éborgné par une balle en caoutchouc à Tours tandis qu’une lycéenne de Nice auraient reçu un tir de LBD dans la tête.



