Depuis les premières révélations de Mediapart, lundi 28 septembre, le Rassemblement national serre les rangs et verrouille sa communication.
Seuls quelques cadres et porte-parole seraient désormais autorisés à répondre aux journalistes, avec consigne de s’en tenir aux éléments de langage transmis par la direction. Le terme « barbouzerie », employé dès lundi par Marine Le Pen, s’est ainsi imposé pour contester l’enquête attribuant à Jordan Bardella des écrits antisémites datant de 2013. Le président du RN dément et a déposé plainte en diffamation.
Selon Franceinfo, cette discipline médiatique s’accompagne d’une autre obsession : identifier les « taupes » qui parlent à la presse. Les fuites sur les tensions internes avaient déjà irrité Jordan Bardella début septembre. Depuis, certains parlementaires évitent les journalistes et des rendez-vous avec la presse auraient été annulés. Une communication de crise qui ressemble désormais à une communication sous cloche.



