On ne sait s’il faut mettre sur le compte du cynisme, de l’inconscience de ceux qui se croient être l’élite, ou des effets d’une drogue quelconque, mais le candidat Place Publique à la candidature suprême se dévoile chaque jour plus vulgaire et à l’opposé de ce qu’il prétend incarner : la raison, la sagesse, la sincérité et l’humanisme.
Déjà, on se souvient d’une vidéo en juin dernier où le candidat Glucksmann avouait en off sur France TV, à propos des retraites et de ses projets les concernant « « Si je vous avais dit toute la vérité, j’aurais flingué ma campagne.[rires] » Déjà, le gars avoue face caméra et sourire aux lèvres être un menteur.
Mélenchon « méga à la ramasse, les yeux perdus«
Une nouvelle vidéo assez sidérante vient d’être publiée sur Le Media. Filmée à son insu le 17 septembre lors d’une réunion avec le courant de Boris Vallaud, il y commente, l’air bravache, l’actualité des deux dernières semaines : « Madame Le Pen, elle va au MEDEF, avec Mélenchon d’ailleurs » comme si les deux y étaient allés bras dessus, bras dessous ….« Ils sont interrogés sur la dette. Franchement , ils sont à la ramasse les deux sur les questions économiques. Ils étaient méga à la ramasse. Et le débat, il était vraiment entre ce que je porte et ce que portaient Retailleau, Philippe. Ils étaient à l’ouest, les deux, et moi je l’ai vu les yeux perdus, Mélenchon, dans ce débat ». Pour un mec perdu, c’est pourtant bien «le vieux» qui a mis tout le monde KO et a réussi à sortir de la liturgie entrepreneuriale de ce débat les idées essentielles sur la dette, sur les salaires et sur le financement de la protection sociale.
« On leur pisse dessus »
Content de lui, Glucksmann enchaîne « Ce qui s’est passé derrière ? Elle, elle a ramené le voile et lui il a remis l’abaya » (???) Ce n’est pas vraiment ce qu’on a retenu de ses interventions et de ses meetings qui lui ont valu d’avoir volé la vedette à la braderie de Lille et à la fête de l’Huma, mais passons… Après cette manière assez peu de gauche de mettre dos à dos une candidate d’extrême droite et un représentant historique de la gauche, c’est le bouquet final : « mais on leur pisse dessus. Putain, mais non, mais on va pas rentrer… [inaudible : là dedans ?], je ne vais pas arriver derrière [inaudible]…. Les plumes dans le cul. »
Bon, pour un « jeune propre sur lui » qui expliquait à qui veut l’entendre et notamment dans les colonnes de Libération vouloir conduire un « débat d’idées sans invectives, sans brutalisation du débat politique », on est fixé sur la mentalité réelle du bonhomme et son niveau d’analyse politique. Sa prétention à vouloir « débrutaliser le débat » ne dépasse pas son temps d’exposition aux micros et caméras.
Si encore, comme l’a dit sa concurrente à la primaire socialiste, Ségolène Royal, il n’était qu’ »un stagiaire », au moins aurait-il la modestie d’apprendre de ses aînés et de se former. Là non, malgré son manque d’expérience et de charisme, malgré la vacuité de son programme qu’il semble inventer au fil de ses élucubrations, malgré son élocution laborieuse, il est persuadé d’être le meilleur. On peine à imaginer ce que feront ses rivaux et le corps militant du parti socialiste si un tel Narcisse halluciné par sa propre personne gagnait la primaire.
[VIDEO] Raphaël Glucksmann : « On leur pisse dessus »
🔴(INFO LE MÉDIA) « On leur pisse dessus » : Raphaël Glucksmann se lâche sur Mélenchon et Le Pen.
Des propos acerbes révélés par Le Média, loin de ses leçons sur la brutalisation du débat politique.
— Le Média (@LeMediaTV) October 2, 2026
