La Chine veut imposer sa voiture électrique au monde entier 

Face au choc pétrolier provoqué par la guerre avec l’Iran, la Chine accélère sa démonstration de force dans la voiture électrique. Au salon automobile de Pékin 2026, le plus grand du monde, les constructeurs chinois ont exposé une nouvelle génération de véhicules bardés de technologies : karaoké embarqué, conduite intelligente, sièges rotatifs ou projecteurs intégrés pour transformer une voiture en cinéma mobile.

Surtout, ces modèles électriques et hybrides arrivent à des prix défiant la concurrence. Plus d’une voiture neuve sur deux vendue en Chine est désormais électrifiée. Selon une étude du Rhodium Group publiée en 2025, cette transition aurait déjà réduit la consommation pétrolière chinoise de plus d’un million de barils par jour.

BYD, Geely, XPeng ou encore Huawei misent désormais sur l’exportation pour écouler leur production. Les exportations chinoises de véhicules électriques ont bondi de 78 % au premier trimestre. En Europe, BYD a vu ses immatriculations progresser de près de 170 % en un an.

Les États-Unis, eux, ferment largement leur marché aux constructeurs chinois via des droits de douane élevés et des restrictions technologiques. Pékin espère néanmoins imposer sa vision d’un futur automobile électrique et connecté, symbole de sa montée en puissance technologique face à Washington.