HEC Débats voulait ouvrir son cycle présidentiel en confrontant les candidats aux étudiants. Pour son premier rendez-vous, l’exercice a changé de nature. Pendant plus de deux heures, Jean-Luc Mélenchon a déroulé devant l’amphi une pensée politique qui va de Prométhée à l’intelligence artificielle, de Renault à Robespierre, de la dette publique à l’endettement étudiant, du maçon aux actionnaires. Pas un catalogue de propositions : leur architecture. Celleux qui ont raté le cours peuvent encore le rattraper.
Il fallait oser recevoir, pour ouvrir un cycle présidentiel ,l’homme qui explique tranquillement qu’il ne croit pas que le capitalisme soit « le stade suprême de l’histoire des êtres humains ». Ce 5 octobre 2026, c’était prendre le risque que la conférence ne ressemble pas exactement à une séance de recrutement chez McKinsey ou à un débat sur les mille et une façons de faire payer aux classes populaires les déficits creusés par la dette. Et, le risque s’est rapidement confirmé. Bref ! « Meluche » pour les intimes bosse sa campagne, lui ! Il vient de rencontrer des patrons, le Medef, de grands industriels et se présente maintenant devant une école qui forme une partie des futurs dirigeants économiques du pays.
«Si je gagne, j’ai besoin de vous»
La réponse mérite mieux que les six secondes d’une vidéo sur les réseaux sociaux. Mélenchon ne promeut pas la disparition des entreprises, des ingénieurs ou de l’industrie. Il interroge et motive leur fonction. À Renault : peut-on produire une voiture électrique moins chère sans diminuer les salaires ? Avec Dassault, il parle espace et avion spatial. Aux industriels, il demande en substance : que savons-nous encore fabriquer et que voulons-nous être capables de produire demain ? La rupture politique qu’il défend commence là : pas par la disparition de la production, mais par le débat de fond sur ce que l’on produit, pourquoi, comment et pour qui. Et le leader insoumis lance à l’auditoire : « si je gagne, j’ai besoin de vous. »
Puis il donne la phrase qui va permettre de comprendre la suite : « J’ai été prof de lettres et je reste un philosophe actif. Pour moi, la politique est l’intendance de la philosophie. » Ce n’est pas une coquetterie intellectuelle, même s’il lui arrive d’en avoir quelques-unes. Jean-Luc Mélenchon remonte à l’humanisme, à la Renaissance, à Prométhée et à cette vieille représentation d’un être humain séparé de la nature, chargé de la dominer par la science et la technique. Cette formidable puissance acquise par l’humanité rencontre désormais une limite : la planète elle-même.
La bifurcation écologique telle que la conçoivent des insoumis·es pose une condition : ne pas prélever davantage à la nature que ce qu’elle peut reconstituer. Mais encore faut-il comprendre ce que signifie « reconstituer ». Une forêt, une nappe phréatique, un sol ou une énergie fossile n’obéissent pas aux mêmes temporalités. L’écologie devient dans le programme de LFI beaucoup plus qu’un chapitre environnemental : c’est toute l’activité humaine qui doit entrer dans les cycles physiques qui rendent cette activité possible. Et c’est ce monde que les étudiants assis devant lui découvrent par ses paroles et qu’ielles vont devoir gérer, via leurs jobs et leurs compétences. Un plan de carrière au service de la planète et de l’humain.
Les 4 données fondamentales
Jean-Luc Mélenchon leur en donne quatre données fondamentales : la guerre, la menace d’une crise financière mondiale, le changement climatique et l’intelligence artificielle. Sa génération, explique-t-il, a ses habitudes, ses automatismes, ses anciennes catégories. La leur devra trouver les réponses à des problèmes qu’elle n’a pas choisis. « L’intelligence artificielle va peut-être vous remplacer : vous, mais elle ne remplacera pas un maçon. » Derrière la formule adressée à la Haute École de Commerce, il y a un vrai dilemme économique. Une économie ne devient pas immatérielle parce qu’elle possède des algorithmes. Il faudra toujours des matériaux, de l’énergie, des bâtiments, des machines et des personnes capables de construire et réparer. Les robots eux-mêmes devront être fabriqués. Et si l’IA permet de produire avec toujours moins de travail humain, alors à qui appartiendra le gain de productivité ? Si les machines produisent la richesse à la place des salariés, qui recevra cette richesse ? Et qui achètera ce qu’elles produisent si les revenus du travail disparaissent ? La réflexion sur l’IA donne d’un coup le « LA » marxiste de la soirée : qui produit, qui possède, qui reçoit ?
[VIDEO] Conférence de Jean-Luc Mélenchon à HEC
Le choix de « l’efficacité électorale »
Très direct, un étudiant rappelle à Jean-Luc Mélenchon qu’il avait terminé sa campagne de 2022 par un « Faites mieux » laissant penser qu’il passait le relais, déclaration en cohérence avec sa demande régulière d’oublier sa personne (« Ne scander pas mon nom« ) pour se concentrer sur le programme qu’il porte. Quatre ans plus tard, pourquoi repartir pour une quatrième candidature ?
En réponse, Jean-Luc Mélenchon commence par récuser l’image du « gourou » qui déciderait de tout à LFI, et appellerait chacun pour lui indiquer « ce qu’ils doivent dire et faire et penser ». Cela lui permet d’apporter un éclairage sur le fonctionnement réel du mouvement qu’il a créé en 2016 : « Nous sommes un collectif, mais nous avons une manière de fonctionner en collectif avec des règles que nous nous sommes données. » Et il assume : « tout n’est pas public. La transparence est un concept de névropathe. » Il le démontre en s’appuyant sur des réalités humaines : « aucune vie ne se développe dans la lumière et la transparence. Tout le monde a besoin de sa zone de silence », notamment pour « parler librement, agir, décider librement ». Il refuse de raconter les discussions internes qui ont conduit à sa nouvelle candidature et même de révéler la position qu’il y défendait. Jean-Luc Mélenchon considère qu’un collectif ne peut délibérer librement si chaque hésitation, désaccord ou rapport de force interne doit immédiatement être exposé au public.
Alors quid de sa propre place ? « Oui, tribun. Oui, philosophe. » Leader, aussi, parce que l’Histoire du mouvement l’a placé là. Mais «pas candidat perpétuel». La quatrième candidature, explique-t-il, a été décidée parce que le collectif a considéré que la situation était trop grave pour se priver de ce que procure une candidature déjà identifiée. Un électeur, rappelle-t-il, finit toujours par mettre dans l’urne le nom d’un individu sur lequel se reportent des motivations politiques pourtant multiples. « On peut trouver ça tout à fait déplorable, mais ainsi sont faits les groupes humains. » Le choix aurait donc été celui de «l’efficacité électorale», davantage que celui de l’aboutissement d’un destin personnel.
La révolution selon LFI
« Nous ne sommes pas un parti ni une « avant-garde » révolutionnaire. Nous sommes un mouvement politique d’éducation populaire de masse et notre perspective est révolutionnaire. » Révolutionnaire, le mot pourrait effrayer tout HEC. L’insoumis prend donc le temps de le définir. Révolutionnaire, d’abord, parce que LFI veut une rupture institutionnelle avec la VIe République. Rupture ensuite dans la « hiérarchie des normes », en mettant, « la solidarité à la place de la compétition libre et non faussée ». Mais surtout rupture dans « une autre philosophie de l’existence » : le refus du « chacun pour soi et que les autres se débrouillent ». Jean-Luc Mélenchon convoque Margaret Thatcher et sa célèbre conception d’une société réduite aux individus et aux familles : si chacun poursuit son intérêt personnel, le bonheur collectif finirait par en découler. Absurdité ? « Je n’en crois pas un mot et je crois même que c’est tout le contraire. »
Voilà ce qu’il place derrière « révolution ». Pas « la barricade, les feux » ni leur imaginaire romantique, mais « la transformation réelle et concrète et radicale des rapports humains, des rapports sociaux, des rapports culturels entre les êtres humains ».
« Notre but n’est pas de récupérer le mouvement, mais d’être récupérés »
Interrogé sur l’influence supposée de La France Insoumise dans le mouvement lycéen, il revient sur la définition de son mouvement. Pourquoi « insoumis » ? Parce que, dit-il, « l’insoumission, c’est un mot équivalent à émancipation ». Il repart de l’étymologie latine, au mancipium, à l’autorité qui tient l’individu sous sa dépendance : s’émanciper, c’est sortir de cette autorité et devenir libre. D’où le choix d’un dénominateur politique volontairement large. « Nous sommes communistes, socialistes, anarchistes ? Rien de tout ça. Juste insoumis », explique-t-il, avant d’y faire entrer aussi bien « l’humaniste enragé » que « l’humaniste modéré ».
Et c’est cette définition qui éclaire son lien avec les mouvements sociaux : LFI ne devrait pas constituer une avant-garde chargée de diriger la société, mais un point d’appui dont la société se saisit lorsqu’elle entre elle-même en mouvement. « Notre but n’est pas de récupérer, mais d’être récupérés. » Jean-Luc Mélenchon donne même un nom à ce rapport : « l’osmose ». Ni « direction » ni « hégémonie ». Un mouvement social se développe, rencontre les militants et les élus insoumis, s’en sert et les transforme en retour.
C’est ce qui donne une tout autre portée au « Faites mieux » de 2022. Il ne signifiait pas nécessairement : trouvez-moi un successeur. Il signifiait aussi : faites de la politique autrement que par l’attente d’un homme providentiel.
La mobilisation lycéenne
« Aucune société ne peut se fâcher avec sa jeunesse. » Plutôt que de répondre à des procès absurdes, Mélenchon préfère rappeler son soutien au mouvement et parle des moyens de l’Éducation nationale, de l’enseignement professionnel (dont il a été secrétaire d’État dans le gouvernement Jospin), de Parcoursup, mode de sélection et accès au supérieur.
Puis il intègre aussi la question de l’endettement étudiant, emprunter pour pouvoir étudier, explique-t-il, revient à donner à quelqu’un d’autre la propriété d’« une partie de votre futur ». Pour l’insoumis, la dette étudiante n’est plus seulement un dispositif financier permettant de payer des études, elle conditionne les années qui suivent soumises à son remboursement au nom duquel il faudra choisir (ou plutôt accepter) emploi, revenu et sacrifices. L’enseignement devient un investissement individuel dont l’étudiant doit assurer la rentabilité.
Ce fut aussi pour lui l’occasion de poser la problématique derrière Parcoursup : à qui appartient le savoir et qui doit payer pour y accéder ? Jean-Luc Mélenchon prévient directement les étudiants d’HEC : cette société française traversée par les fractures, les colères et le sentiment de déclassement, « c’est vous qui êtes appelés à la diriger ».
Politiques de l’offre ou de la demande : Mélenchon retourne les leçons d’économie
« Je ne crois pas à la politique de l’offre. Je crois à la politique de la demande. » Ainsi, Jean-Luc Mélenchon résume-t-il la logique économique de LFI face aux étudiant·es d’HEC abreuvé·es de la logique inverse. Plutôt que de soutenir prioritairement les entreprises dans l’espoir qu’elles investissent et embauchent, et les milliardaires dans l’espoir que leurs fortunes ruissellent, il veut relancer l’activité par une vraie vision de ce dont le pays a besoin pour faire face aux défis du changement climatique et pour se développer. La santé économique d’un pays passe selon lui par une stabilité des objectifs qu’on se fixe, par un bon niveau des salaires permettant la relance de la consommation populaire, par une protection sociale efficace et des investissements publics planifiés. Une orientation en somme qui rappelle la politique de soutien à la demande défendue par Lionel Jospin à Matignon, entre 1997 et 2002, même si son gouvernement avait également adopté des mesures favorables aux entreprises.
Le candidat pour 2027 la présente comme « une relance écologique et sociale » à laquelle il apporte des exemples concrets : isoler les logements, repenser et développer les transports collectifs, réorganiser la production énergétique : autant de dépenses publiques qui deviennent des commandes aux entreprises, créent des emplois et des revenus, puis alimentent les recettes fiscales et sociales. Il entend également réorienter une partie de l’épargne française vers ces investissements, notamment par les circuits de financement liés à la Caisse des dépôts. On apprend au passage que la moitié de l’épargne populaire des Français·es est actuellement investie à l’étranger.
Bug !?! Mais comment financer cette politique avec quelque 3 500 milliards d’euros de dette publique ? Mélenchon refuse d’abord de laisser ses contradicteurs s’installer dans le rôle de ceux qui demandent des comptes sans jamais présenter les leurs. Il raconte avoir proposé à Bruno Le Maire de transformer certains titres détenus par la banque centrale en dette perpétuelle. L’ancien ministre lui aurait répondu : « Mais monsieur Mélenchon, la dette est perpétuelle, on ne la rembourse jamais. On en prend pour la rembourser. »
Et la dette ?
C’est précisément ce mécanisme que Jean-Luc Mélenchon veut faire comprendre. La dette d’un ménage n’est pas celle d’un État. Lorsque vous empruntez 200 000 euros pour acheter une maison, chaque mensualité rembourse une partie du capital et des intérêts. Votre dette diminue progressivement jusqu’à disparaître. L’État français emprunte principalement autrement. Il émet des obligations, par exemple 100 millions d’euros sur dix ans. Il paie les intérêts prévus, mais ne rembourse le capital qu’à l’échéance. Pour restituer les 100 millions, il peut émettre de nouvelles obligations. L’ancien emprunt est remboursé, un nouveau prend sa place. L’État rembourse donc bien ses créanciers, sans nécessairement réduire le montant total de sa dette.
Le « patron » des insoumis·es va plus loin en introduisant le rôle de la Banque centrale européenne. Dans le cadre de ses programmes monétaires, l’Eurosystème, qui comprend la BCE et la Banque de France, a racheté sur les marchés une partie des obligations émises par l’État français. La puissance publique se retrouve ainsi, indirectement, créancière d’elle-même. Il précise alors la portée de sa proposition : « J’ai proposé d’annuler la dette de la France qui est à la BCE, ce qui n’a rien à voir avec « annuler les dettes ». »
Cette fois, il défend une modification radicale du traitement monétaire de la dette. Il estime possible d’annuler les titres détenus par les banques centrales, une opération dont la faisabilité juridique, comptable et monétaire reste contestée. Il évoque un montant passé, selon lui, d’environ 600 à 400 milliards d’euros. « Je vous ai dit, j’abaisse le niveau de la dette en réglant un problème d’écriture comptable. »
Mais pour Mélenchon « la véritable existence concrète de la dette, c’est sa charge annuelle. Ce n’est pas son montant, c’est sa charge annuelle. » Bref ! Ce qui pèse immédiatement sur le budget, ce sont notamment les intérêts à payer chaque année. Le montant du capital reste déterminant pour les besoins de refinancement, mais il ne constitue pas une dépense à régler intégralement chaque année. Et le candidat à la présidentielle retourne la leçon aux étudiants d’HEC. Aux partisans de la réduction des déficits, il demande de chiffrer les économies et les recettes nécessaires. « Vous comptez réduire les dépenses de l’État d’autant, 250 milliards, où vous allez les trouver ? Dites où ! » Puis il leur confie une question à réserver aux prochains invités du cycle présidentiel : « la prochaine fois quand vous aurez les autres qui viennent ici, demandez-leur : comment vous comptez faire ? »
Derrière les 3 500 milliards, Mélenchon met cartes sur table : faut-il réduire prioritairement la dépense publique pour diminuer la dette, ou investir pour augmenter l’activité, les revenus et les recettes de l’État ? C’est sur ce choix politique économique qu’il veut placer le débat présidentiel.
« L’argent des autres » selon la doctrine d’HEC
Une étudiante d’HEC lui oppose alors ce qu’on enseigne dans son école : « Une entreprise qui perd durablement de l’argent doit convaincre ses financeurs ou revoir son modèle. » Elle reconnaît qu’un État n’est pas une entreprise, mais insiste sur la nécessité d’équilibrer les comptes publics. Et elle prend l’exemple de la taxe Zucman : quelque 20 milliards d’euros de recettes espérées face à un déficit de 150 milliards. Comment financer le reste ? Se déclarant « pas convaincue » par les propositions du candidat, elle conclut : « désigner ceux qui doivent payer ne démontre pas que vos promesses sont finançables. » Sans démonstration complète, estime-t-elle, ce n’est pas un budget de redressement, mais « une promesse financée par l’argent des autres ». Redressement, c’est précisément le maître-mot du Premier ministre Lecornu pour défendre son budget de régression 2027.
Sourire… Jean-Luc Mélenchon : « je m’aperçois que j’ai complètement raté ma démonstration de tout à l’heure sur ce que j’appelle la politique de la demande, ou gouverner par les besoins. » Et il reprend la doctrine HEC invoquée par l’étudiante : « il paraît qu’on vous enseigne que quoi ? Qu’une entreprise doit être en équilibre… avec ou sans les subventions de l’État ? » Première réponse : le crédit impôt recherche, cette aide fiscale accordée aux entreprises pour leurs dépenses de recherche et développement. Mélenchon préférerait, explique-t-il, affecter cet argent à la recherche publique plutôt qu’aux entreprises qui bénéficient du dispositif. Puis il revient à l’expression « l’argent des autres ».
« L’argent qui n’est pas pris là où on peut en trouver, il est pris ailleurs. » Et le prof Méluche choisit un exemple : Total. « Quand Total dit qu’il augmente tous les ans, les cinq prochaines années, de 5 % les dividendes, par contre, il n’augmente pas de 5 % les salaires de son entreprise. » Les dividendes sont les sommes distribuées aux actionnaires sur les bénéfices d’une société. Les salaires rémunèrent celles et ceux qui y travaillent. Mélenchon prend ici l’exemple de deux destinations possibles pour une richesse produite par l’entreprise : « l’argent qu’on donne aux uns, c’est celui qu’on ne donnera pas aux autres. » Il poursuit : « Faisons-nous entre nous au moins la grâce de penser qu’on parle bien d’une richesse produite et de sa répartition, et qu’alors on discute de la répartition et de son mode de répartition. »
La question n’est donc plus seulement de savoir où trouver l’argent nécessaire au programme de LFI. Mélenchon demande aussi pourquoi certaines affectations de la richesse : dividendes, aides aux entreprises, paraissent aller de soi, tandis que d’autres : salaires, services publics, investissements collectifs, doivent systématiquement justifier leur financement. Il ne répond pas ainsi, aux objections chiffrées de l’étudiante. Mais il expose le désaccord de fond : avant de discuter de ce que l’État peut dépenser, il faut discuter de la manière dont la richesse produite est répartie. Et il résume sa réponse en une phrase : « L’argent, c’est toujours l’argent des autres. »
Le premier invité a placé l’exercice très haut pour tou·tes les candidat·es : quelle conception de l’être humain, de la production, de la propriété, de la nature et du pouvoir relie les mesures que vous proposez ?
