La surenchère démonstrative de Donald Trump qui piétine le droit international et menace la terre entière, tout en prétendant mériter le prix Nobel de la Paix, peut être analysée sous plusieurs angles : celui des intérêts économiques ou géostratégiques des USA ou celui de la santé mentale du chef de la 1re puissance militaire mondiale. Il n’est malheureusement pas le seul dirigeant à nourrir cette impression angoissante que la folie et l’ubris de quelques individus gouvernent le monde et le mettent en péril.
Dans un livre nommé “Pulsion”, le philosophe Fréderic Lordon et l’écrivaine Sandra Lucbert jettent un pont entre les deux approches (socio-économique et « psychologique »). Ils le font à l’aide de la psychanalyse qui ne traite pas, contrairement à ce que pensent celleux qui ne la connaissent pas, de la “psychologie” mais des psychés. Ils s’opposent à une psychologisation des comportements sociaux qui soustrait les individus des systèmes qui les produisent et qui fabriquent des « figures repoussoirs » comme les « monstres », les « fous », lesquelles servent surtout à effacer les antagonismes et à disculper les structures elles-mêmes.
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