Alors que les comptes de l’Assurance maladie sont sous tension et que les seules solutions avancées par le gouvernement sont de faire payer les assurés sociaux, il est intéressant de s’intéresser au prix des nouveaux médicaments mis sur le marché.
Tout d’abord, regardons de plus près ces médicaments. Selon la revue Prescrire, référence dans le domaine, depuis l’an 2000, seuls 7 médicaments ont reçu une Pilule d’Or, c’est-à-dire primant un médicament qui constitue un progrès décisif dans un domaine dépourvu de solution thérapeutique efficace. Ceux au Tableau d’Honneur, c’est-à-dire apportant un progrès net par rapport aux moyens thérapeutiques existants, avec certaines limites, sont au nombre de 33, soit un peu plus d’un produit par an. Or, entre 2000 et 2023, les dépenses de médicaments ont doublé, passant de 15 milliards à 33 milliards d’euros alors que le coût de la vie a été multiplié par 1,5 pendant cette même période.
Il est intéressant de constater que le modèle de l’industrie pharmaceutique a changé depuis 20 ans, avec un virage de la production de médicaments vendus en très grandes quantités pour de très nombreux patients ; vers des médicaments vendus très cher pour peu de patients, surtout dans les maladies rares et les cancers. La première conséquence de ce changement de stratégie est l’augmentation exponentielle des médicaments en rupture, car leur production n’est plus une priorité et les usines qui les fabriquent souffrent d’un déficit d’investissement.
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles, hors brèves, restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es.
"S'inscrire pour recevoir la newsletter Plurielle info"