Figure familière des écrans d’Al Jazeera, Anas al-Sharif n’avait que 28 ans. Né en 1996 dans le camp de réfugiés de Jabalia, ce journaliste palestinien avait choisi de rester dans l’enclave pour raconter, jour après jour, la guerre et la vie sous blocus.
Diplômé de l’université al-Aqsa, il a su s’imposer comme l’un des rares témoins directs du conflit, dans un territoire interdit aux reporters étrangers. Son engagement lui avait valu en 2024 le Prix des défenseurs des droits humains d’Amnesty International.
Dimanche 10 août, il a été tué avec quatre collègues d’Al Jazeera et un journaliste indépendant dans une frappe israélienne près de l’hôpital al-Shifa. L’armée israélienne a revendiqué l’attaque, qualifiant le reporter de « terroriste » et affirmant qu’il dirigeait une cellule du Hamas.
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles, hors brèves, restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es.
"S'inscrire pour recevoir la newsletter Plurielle info"