Réuni le 26 février en assemblée plénière, le collectif sétois de lutte contre l’extrême droite est revenu sur la mort du jeune militant d’extrême droite à Lyon et, face à l’ampleur de la récupération, s’est porté volontaire pour organiser à Sète la marche des solidarités du samedi 14 mars 2026
Rappel des faits : Le 12 février dernier, à l’occasion de la conférence de Rima Hassan, à l’IEP de Lyon, l’extrême droite « féministe », Némésis, venue dérouler sa banderole pour semer la pagaille, a conduit à une bataille rangée entre des militants antifascistes et des groupuscules d’extrême droite, masqués et armés, venus pour en découdre.
Un piège tendu par l’extrême droite
Au cours de cette violente bagarre un militant fasciste revendiqué, est roué de coups. Il meurt 48H plus tard. Aussitôt, se déchaîne un emballement médiatique sous l’influence de l’extrême droite, de la droite et du gouvernement qui participent ainsi au processus de banalisation et de légitimation des idées d’extrême droite en cours depuis plusieurs années.
Certes, rien ne justifie une mort violente, mais rien ne justifie non plus d’oublier les militant.es antifascistes, les simples citoyen.nes assassiné.es, pour lesquel.les aucune marque d’honneur et de mémoire ne s’est manifestée auparavant de la part des représentants du Peuple. Cette minute de silence, quasi unanime, nourrit la plus grande des confusions et remet en cause les valeurs de solidarité, de liberté, de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’exclusion des plus fragiles.
Une minute de silence en forme de camouflet pour toutes et tous
Le comité s’est interrogé : Quelle est la nature de ce piège dans lequel est tombé l’Assemblée Nationale le 17 février ? Quelle est cette inversion des valeurs qui accorde à un membre actif de la droite la plus extrême, militante et violente, une minute de silence des représentants de la Nation ? Pourquoi honorer un fasciste avéré ?
Aussi, le collectif de lutte contre l’extrême droite de Sète et du Bassin de Thau a décidé de se joindre aux 180 personnalités qui appellent à un sursaut contre l’instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque en stigmatisant des organisations dont les valeurs antifascistes sont connues et dénonce la confusion volontairement distillée par la majorité des médias mainstream dont l’objectif est de brouiller la lecture des événements qui ont eu lieu à Lyon,et la récupération politicienne et électoraliste honteuse faite par l’extrême droite, la droite, et le gouvernement.
Plusieurs rendez-vous le 14 mars pour dire non au racisme et au fascisme
Cette année encore, le collectif sétois contre l’extrême droite appelle à se joindre à la marche des solidarités, pour l’égalité des droits et à la lutte contre tout racisme et antisémitisme qui s’inscrit également dans la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale partout en France,
SAMEDI 14 mars 2026 à 12H, Place de la mairie à Sète
puis à 14 heures 30 à Montpellier, Place de la comédie.
D’autres rendez-vous sont donnés comme à Gignac, à 10H30 sur la place
